Avant même de regarder une annonce, ouvrez la cote sur 2 outils différents (Argus / La Centrale) pour la même configuration (modèle, année, motorisation, finition, kilométrage). Si l'annonce est 10 % en dessous, c'est intéressant ; si elle est 25 % en dessous, méfiance. Les arnaqueurs cassent le prix pour créer l'urgence — une vraie bonne affaire reste à ±10 % de la cote, jamais à -40 %.
Une annonce sérieuse précise : année exacte de 1re mise en circulation, kilométrage, motorisation et boîte, nombre de propriétaires, dernier contrôle technique (date + verdict). Les annonces vagues (« bon état général », « pas de défaut connu ») sont souvent pour cacher quelque chose. Demandez systématiquement plaque + VIN avant le déplacement — sans ça, vous ne pouvez ni vérifier HistoVec, ni croiser le carnet.
Préparez votre check-list avant le rendez-vous. Démarrage à froid (le vendeur l'a-t-il chauffé avant ?), contrôle des fluides (huile claire = entretien à jour, huile noire / mousseuse = alarme), pneus aux 4 coins de même marque, fonctions électroniques toutes vivantes (clim, vitres, capteurs). Un essai routier d'au moins 20 minutes incluant ville + voie rapide est non négociable. Une voiture qui ne peut pas rouler n'est pas vendable au prix d'une voiture qui roule.
La négociation se gagne en amont. Listez 3-4 points précis (pneus à -30 %, plaquettes à changer, jeu dans la direction…) avec leur coût atelier. Soumettez un prix global, jamais une remise en %. Les arguments « émotionnels » (le vendeur est sympa, la voiture est jolie) sont des pièges — fixez-vous votre prix max avant la rencontre et tenez-vous-y.
Jamais d'espèces au-delà de 1 000 € (interdit par la loi entre particuliers) et jamais de virement irrévocable avant d'avoir la carte grise barrée + le certificat de cession + les clés en main. Les arnaques classiques : faux mandat-cash, virement annulé après remise des clés, fausse procuration. Privilégiez le chèque de banque vérifié par téléphone auprès de l'agence émettrice — c'est lent, mais c'est traçable.